Le Mouvement Raëlien dénonce la Charte des valeurs québécoises et fait des propositions importantes


12 sept., 2013
 Aucun    Amérique du Nord

Le Mouvement Raëlien dénonce la multitude d’incohérences que contient la Charte des valeurs québécoises et le fait que le Gouvernement Marois cherche à hiérarchiser les droits fondamentaux.


coexist_tbn.jpg Coexist Le Mouvement Raëlien dénonce la multitude d’incohérences que contient la Charte des valeurs québécoises et le fait que le Gouvernement Marois cherche à hiérarchiser les droits fondamentaux.

« Cette Charte est une véritable grenade dégoupillée qui aura comme conséquence d’alimenter la xénophobie, les comportements de discrimination et l’intolérance envers la différence », affirme Daniel Chabot, évêque du le Mouvement Raëlien.

Le Mouvement Raëlien préfère de loin le modèle de laïcité proposé la semaine dernière par de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) et qui affirme notamment :
- que la laïcité doit s'appliquer aux institutions et non aux individus;
- que le Gouvernement du Québec doit cesser de financer les écoles privées confessionnelles;
- que les employés de l’état doivent pouvoir porter, s’ils le souhaitent, un vêtement ou un accessoire ayant une connotation religieuse ou culturelle;
- que le crucifix doit être retiré du Salon Bleu de l’Assemblée nationale.

« Mais ce n’est pas suffisant », annonce Daniel Chabot. « Non seulement le crucifix devrait être retiré de l’Assemblée nationale, mais aussi de tous les établissements d’État et même des endroits comme le Mont Royal et les abords des routes. Nous sommes outrés de voir qu’il y a encore des Juges qui président des procès dans des tribunaux arborant un crucifix dans la salle d’audience et qu’une Société d’État comme Radio Canada continue de diffuser la messe du dimanche sur ses ondes », ajoute-t-il.

Là où le Mouvement Raëlien se distingue de la FAE, c’est lorsqu’il est question des demandes d’accommodements pour des motifs religieux. « Tout comme il y a encore des crucifix dans les établissements de l’État, il y a encore de nombreux congés corroborant des fêtes religieuses chrétiennes dans les calendriers scolaires et publics (vendredi saint, lundi de pâques, action de grâce, noël, etc.) », poursuit Daniel Chabot. « Ces congés favorisent exclusivement les membres pratiquants de la Religion Catholique au détriment des membres des autres religions. En tant que raëliens, nous devrions avoir les mêmes droits que les catholiques et pouvoir nous absenter du travail et ainsi bénéficier du droit d’accommodement pour participer à nos événements religieux sans être pénalisés. Et il devrait en être de même pour les musulmans, les bouddhistes ou les membres de toutes autres religions », conclut-il.

D’autre part, le Mouvement Raëlien est en désaccord avec la FAE lorsqu’elle affirme que les établissements scolaires devraient refuser d’allouer des locaux pour en faire un lieu de prière. Bien au contraire ! Ils doivent le permettre et même l’encourager, car de nombreuses études scientifiques ont démontré les bienfaits de la prière et de la méditation. De plus, ces lieux de prière devraient être accessibles à tous dans un esprit d’ouverture, d’échange et de paix.