L’Assemblée générale des Nations Unies reconnaît l’esclavage comme crime contre l’humanité : une avancée majeure qui implique un droit légitime à réparation
Le 25 mars 2026, l’Assemblée générale des Nations Unies a franchi un cap historique en qualifiant la traite transatlantique d’« un des plus graves crimes contre l’humanité ». Portée par le Ghana et son président John Mahama, cette résolution met enfin des mots clairs sur une réalité longtemps minimisée.
Mais une question essentielle demeure : que vaut une reconnaissance sans réparation ?
Car reconnaître un crime contre l’humanité ne peut être un simple geste symbolique. Dans tout autre contexte, une telle qualification ouvre immédiatement la voie à la justice. Pourquoi en serait-il autrement lorsqu’il s’agit de l’esclavage, dont les conséquences structurent encore profondément les inégalités économiques, sociales et culturelles à l’échelle mondiale ?
L’adoption de cette résolution — malgré les oppositions et les abstentions, notamment de pays historiquement impliqués — révèle une vérité inconfortable : la mémoire est acceptée, mais la responsabilité reste contestée. Or, sans responsabilité, il ne peut y avoir ni justice, ni apaisement durable.
Le Mouvement Raélien International pose ainsi une exigence claire : transformer cette reconnaissance en action. Cela implique des réparations, au sens plein du terme. Pas uniquement financières, mais aussi culturelles, éducatives et psychologiques. Réparer, c’est restaurer des identités brisées, redonner une dignité confisquée, et reconstruire un récit historique longtemps déformé ou occulté.
Il ne s’agit pas de raviver les blessures du passé, mais de refuser qu’elles continuent de structurer le présent. Refuser aussi l’idée qu’un crime d’une telle ampleur puisse rester, dans les faits, sans conséquence.
La véritable portée de cette décision de l’Assemblée générale des Nations Unies se mesurera donc à ce qui suivra. Si elle reste un symbole, elle s’ajoutera à la longue liste des occasions manquées. Si elle devient le point de départ d’une politique de réparation globale, alors elle marquera un tournant réel dans l’histoire humaine.
Reconnaître est un premier pas. Réparer est une obligation. Réconcilier est un horizon.