Les Raëliens observent avec intérêt l'Etat Belge s'enferrer dans un projet de loi anti dérive sectaire hautement discriminatoire et à double tranchant !


25 juil., 2011
 Aucun    Europe

Selon ‘’Droits de l’homme sans Frontières’’ et l’ONG d’observation internationale ‘’The institute on religion and public policy’’, une nouvelle législation violant les droits fondamentaux religieux a été évoquée par le Sénat belge au cours de ce mois.


brassardnoir_tbn.jpg Brassardnoir Selon ‘’Droits de l’homme sans Frontières’’ et l’ONG d’observation internationale ‘’The institute on religion and public policy’’, une nouvelle législation violant les droits fondamentaux religieux a été évoquée par le Sénat belge au cours de ce mois. Selon ces informations, le projet de loi discriminatoire devrait être prochainement débattu au Sénat, une fois examiné par le comité sénatorial (1).

« A l'instar de la loi dite About-Picard en France, cette proposition de loi contiendrait des dispositions visant à ‘’lutter’’ contre les minorités religieuses à travers la création d'une nouvelle infraction pénale fondée non pas sur les éventuelles activités criminelles de ces groupes, mais sur le caractère de leurs croyances et leurs doctrines religieuses » explique Eric Remacle, responsable des affaires juridiques du Mouvement Raëlien en Europe. « Le choix individuel de se convertir à l'une de ces religions serait considéré comme un ‘’abus de faiblesse’’. Le projet de loi modifierait le Code pénal et criminaliserait la manifestation de croyances de certaines confessions dont les pratiques religieuses seraient définies comme ‘’un asservissement psychologique’’ ou ‘’des techniques susceptibles d'altérer la capacité de discernement’’ ».

«Juger que la conversion d'un individu est une faiblesse et que pratiquer la religion de son choix, si elle est minoritaire, est le résultat d'une manipulation psychologique, est une violation inadmissible des engagements internationaux des droits humains signés par la Belgique, qui prescrivent la non-discrimination pour des motifs religieux et la liberté de religion et de conviction pour toutes les religions » déclare Eric Remacle. « Si le gouvernement belge respecte réellement sa constitution ainsi que la convention européenne sur les droits de l’homme il ne pourra qu’annuler au travers du conseil d’état ce projet de loi qui viole gravement les fondements de la démocratie ».

« Même si la logique veut que ce projet de loi discriminatoire soit voué à l'échec, le fait même qu'il soit présenté pour débat ajoute un degré de plus à la peur distillée par le gouvernement et les médias au sujet des religions minoritaires » ajoute Eric Remacle « Il faut s'attendre à ce que la population considère de plus en plus justifié la possibilité d agresser les membres des minorités religieuses. Il est honteux qu'un état comme la Belgique en soit encore à discriminer des citoyens sur la base de leur croyance. »

Comme tout raëlien, Eric Remacle ne perd toutefois pas son sens de l'humour et ne peut s'empêcher de commenter sur le coté cocasse de la situation. « Toutes les accusations de dérives sectaires faites devant les tribunaux concernent majoritairement les grandes religions, telle la religion catholique ainsi que l’illustre la mise en examen de l'Opus Dei au tribunal correctionnel de Paris, les 22 et 23 septembre 2011, pour salaire contraire à la dignité humaine et travail non déclaré au sujet d’une jeune femme Catherine T qui depuis l’âge de 14 ans semble avoir été exploitée et humiliée par cette organisation (2). L’avocat de la jeune femme a invoqué l’abus de faiblesse, la manipulation, les conditions de travail abrutissantes et une situation de dépendance économique à l'encontre de l'Opus Dei. »

Il ajoute que si une telle loi passait, le Mouvement Raelien d'Europe se réjouit à l'avance de pouvoir dénoncer auprès de la justice belge l'abus de ‘’l'état de faiblesse’’ utilisé par l'Eglise Catholique qui baptise des enfants parfaitement incapables de décider si ils souhaitent adhérer ou non à cette religion et qui laisse même leurs représentants abuser sexuellement de ces enfants sans les dénoncer à la justice, ou encore la pratique barbare de la circoncision pratiquée sur des bébés ou des enfants par les représentants des religions juives et musulmanes, tout ces abus étant pratiqués en toute impunité sur des enfants sans défense.

« Si les législateurs s'enferrent dans cette galère, les juges vont avoir du mal à refuser nos dépôts de plainte contre ces églises majoritaires. » conclut Eric Remacle.

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(1) Voir l’étude de l’ONG d’observation internationale The institute on religion and public policy : cliquez-ici

(2) Voir www.hrwf.net