Quand sexualité et spiritualité s'accordent avec science et conscience


27 nov., 2010
 Aucun    Enseignement

Des déclarations de l’église finlandaise, sur l’homosexualité, à celles de l’archevêque de Bruxelles, sur le Sida, les positions de l’Eglise sont de plus en plus critiquées, même si elles sont prévisibles et s’inscrivent dans la logique des discours irresponsables déjà tenus par le pape.


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Des déclarations de l’église finlandaise, sur l’homosexualité, à celles de l’archevêque de Bruxelles, sur le Sida, les positions de l’Eglise sont de plus en plus critiquées, même si elles sont prévisibles et s’inscrivent dans la logique des discours irresponsables déjà tenus par le pape. Discours d’autant plus inconscients que les recrudescences de maladies sexuellement transmissibles devraient appeler à une plus grande vigilance.

En cette ère de progrès technologiques, scientifiques et de mutations sociologiques, comment la société aborde-t-elle la sexualité ?

Incontestablement, la contraception a constitué une révolution dans ce domaine : en dissociant reproduction et sexualité et en libérant la femme des craintes de grossesses, elle a ouvert la voie à une libéralisation réelle.

Pour poursuivre sur cette voie, en y intégrant pleinement la dimension spirituelle, quels choix s’offrent à l’humanité ? Parviendra-t-elle à effacer totalement les empreintes des doctrines religieuses traditionnelles, culpabilisatrices, au premier rang desquelles se place le dogme catholique et son cortège de souffrances, ou se dirigera-t-elle vers une forme de sagesse spirituelle incluant toutes les dimensions de l’être humain, y compris la sexualité ?

Cet article propose des éléments de réflexion, fondés sur la philosophie raëlienne, pour appréhender en quoi la sexualité est, comme l’enseigne Raël, « un élément indispensable au développement de la conscience » (Publication « Raël, le Dernier des Prophètes »).

Se libérer des peurs et de la culpabilité

Tout, dans notre société incite à la peur : peur du lendemain, peur de perdre l‘’autre, peur du chômage, peur des guerres, peur de l’étranger, peur de son voisin homosexuel, peur des maladies, peur du sida…L’énumération pourrait être encore plus longue. Mais arrêtons-nous quelques instants sur la peur du sida et essayons de comprendre pourquoi cette peur est, elle encore, aussi forte alors que le moyen de se protéger est parfaitement connu ?

Nul doute que le discours des pouvoirs conservateurs, politiques, religieux, et en première ligne celui de L’église catholique, alimentent cette peur avec des conséquences dramatiques sur les individus, la société.

Fidèle à elle-même, depuis des siècles, l’Eglise catholique stigmatise la libération sexuelle. L’apparition du sida a été en quelque sorte « pain béni » pour aller dans le sens d’une régression de la liberté. Cela a été et c’est encore l’occasion de multiplier les mérites de la chasteté, de l’hétérosexualité et de la fidélité. Ces déclarations sont connues et ressassées, au mépris de la vie, puisque c’est bien de la vie d’êtres humains dont il est question. Malgré les effets dévastateurs d’une telle politique de culpabilisation de la sexualité sur l'épanouissement de la personne, comme le montre aussi les nombreuses affaires de pédophilie concernant des prêtres catholiques l’église catholique ne tire aucune conséquence de ces constats.
Et elle persiste et signe dans son obstination à s'opposer à toute liberté sexuelle. Refusant la réalité des faits et des évolutions sociologiques, ses représentants répandent des rumeurs sur l’inefficacité du préservatif et par la même contribue à la propagation de la maladie.

Fermés à la science, comment les prêtres et évêques catholiques peuvent-ils d’ailleurs prétendre avoir une quelconque éducation scientifique ? Comment peuvent-ils parler de sexualité, alors qu’ils sont sensés ne pas en avoir ?

Aux antipodes de ces préceptes, depuis 37 ans, les enseignements de Raël prônent une sexualité responsable et consciente, entre adultes consentants. Ceci inclut la nécessité absolue de la protection avec le port du préservatif pour toute expérience sexuelle afin d'éviter tout risque concernant le sida mais plus largement toute maladie sexuellement transmissible.

« Les préservatifs sont imperméables.. Exactement comme les cerveaux des évêques sont imperméables à la vérité scientifique. Cela veut dire que rien ne peut passer à travers. Pas même une molécule d'eau. Utilisez des préservatifs, ils sont imperméables et protègent à 100% des cas, s’ils sont utilisés correctement" Raël (Newletter contact n° 212 , 11 octobre 2003).

C’est même de la responsabilité de chaque raëlien de dénoncer le « nouveau génocide » perpétré par l’Eglise catholique, à travers ses discours criminogènes.

Non seulement, l’église catholique nuit aux organisations humanitaires qui tentent d’éduquer la population au port du préservatif mais, en plus, elle développe l’idée de culpabilité, de faute, à l’égard de la sexualité, entre autre pour l’homosexualité ou les rapports multiples. Il y a quelques semaines encore, l'archevêque de Bruxelles et chef de l’église catholique belge tenait des propos inqualifiables sur le sida en le considérant « comme une sorte de justice immanente », qui fait écho à la punition divine associée jadis à la reproduction avec « tu enfanteras dans la douleur ».
Ce sentiment de culpabilité est très destructeur : par le stress qu’il génère, les personnes atteintes du sida risquent d’être privées de chances de survivre à la maladie.

Libérer la sexualité, l’imagination

« Une véritable spiritualité n’engendre jamais de culpabilité ou de normalisation sociale. Au contraire, elle promeut la liberté et le bonheur en vous encourageant à être différent des autres, et non pas un robot qui se conforme à des traditions répressives » enseigne Raël (Lettre ouverte à Tiger Woods, Newsletter Contact, 3 mars 2010).

Dans cette vision, chacun se sent responsable de son plaisir, de ses choix et libre d’avoir une sexualité ou de ne pas en avoir, libre de décider de socialiser sa sexualité ou pas, libre de se masturber, de vivre dans le célibat, de multiplier les expériences ou bien de choisir l’exclusivité avec un seul partenaire.

« Sans une sexualité totalement libérée et harmonieuse, il ne peut y avoir d’être totalement éveillé », écrit Raël dans « La méditation sensuelle, l’éveil de l’esprit par l’éveil du corps » (Chapitre VI, Programme de méditation sensuelle, Erotisation mutuelle)

Mais qu’est-ce qu’une sexualité épanouie ? « C’est une sexualité qui nous donne du plaisir, un plaisir libre, autonome, qui va de pair avec la libération de la pensée et de la conscience. Pour cela, il nous faut dépasser tous les tabous religieux, sociaux. Si nous voulons atteindre cela, il faut devenir une machine à imaginer » (Publication « Rael, le Dernier des Prophètes »).

De nouvelles valeurs accompagnent ce mouvement vers une sexualité libérée, vers l’unité retrouvée du corps et de l’esprit, qui ne font qu’un . Cet esprit d’ouverture est propice à la créativité, à l’humour, à l’expression des génies, dans tous les aspects et source de progrès pour l’Humanité.

La science qui constitue le pilier fondamental de la philosophie raëlienne, confirme tous les jours l'importance du plaisir dans le bon fonctionnement de l'être humain. Ainsi, « une expérience a démontré que des artistes qui étaient excités sexuellement pendant qu'ils créaient voyaient leur créativité augmenter» (Accueillir les extra terrestres, chapitre Qu’est ce que le plaisir ?).

L’être humain ayant été créé pour le plaisir, les bénéfices de la sexualité et de la sensualité concernent non seulement l’individu mais l’humanité toute entière. « Les gens qui vivent leur sexualité très activement sont ceux qui montrent le plus haut taux d’intelligence et de créativité, avec également le plus haut taux de non violence » explique Raël (Newsletter contact n° 353, 18 octobre 63 a h).

Se sentir un

Dans ce « tout » qu’est l’Humanité, en amorçant un processus pour améliorer son plaisir (qui vient des sens) et par voie de conséquence, son niveau de conscience, chacun contribue aussi à une métamorphose de la société toute entière.
La sensualité et la sexualité nous permettent de prendre conscience que nous sommes UN, reliés par nos sens et uniquement par nos sens à l'infini (qui nous compose et que nous composons). « L’être éveillé se sent relié à tout. Il fait l’amour avec chaque molécule de son corps et à chaque étoile du ciel » (La méditation sensuelle, chapitre V reprogrammation volontaire, découvrir ses véritables goûts)

Selon l’enseignement de Raël, de la conscience émerge le vrai amour (et pas seulement l’amour « hormonal ») : celui qu'on souhaite donner au plus grand nombre de gens possible, celui qui est porteur de l’espoir que la planète devienne un paradis.


 




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