L'avortement est un droit des femmes


13 nov., 2010
 Aucun    Amérique du Sud

Alan Rojas Sanchez, responsable du Mouvement Raëlien colombien, a exprimé sa surprise après avoir entendu les déclarations du procureur général, M.


2010.11.12_mamanenfant.jpg 12 Mamanenfant Alan Rojas Sanchez, responsable du Mouvement Raëlien colombien, a exprimé sa surprise après avoir entendu les déclarations du procureur général, M. Alejandro Ordóñez Maldonado contre l'avortement en Colombie.

M. Rojas a déclaré que de telles déclarations, quand elles proviennent d'un employé du gouvernement de rang aussi élevé, sont un véritable «crime contre l'humanité », car elles font des femmes des criminelles dans les cas où elles sont obligées de recourir à l’avortement.

Rojas a également affirmé que ce serait un retour en arrière pour la Colombie en matière de Droits de l'Homme, puisque la Cour constitutionnelle colombienne a statué en 2008 en faveur des femmes, faisant de l'avortement une pratique acceptée et civilisée dans les cas de viol, malformation du fœtus ou risque imminent de mort pour la femme.

Le sujet sensible de l'avortement doit être une décision prise par la femme, en respectant son droit fondamental de choisir par elle-même.

L'avortement doit évidemment être une option de dernier recours. Les femmes doivent être aidées dans toutes les circonstances où elles décident de se faire avorter, car elles sont les propriétaires absolues de leur propre corps.

Avant tout, la legislation devrait permettre aux femmes d'être la seule autorité à décider dans de tels cas. Historiquement, les décisions juridiques concernant les femmes et l’avortement ont toujours été sous la maîtrise du législateur masculin ou d’hommes ayant un pouvoir spirituel, comme les papes, les pasteurs, les prêtres, les guides, les gourous.
Pourtant, ces personnes ne seront jamais enceinte. Pourquoi les hommes sont-ils ceux qui déterminent la décision finale de cas particuliers qui ne concernent que les femmes ?

Des déclarations telles que celles formulées par le procureur général sont regrettables et constituent un mode de pensée archaïque, conservateur, primitif et sexiste qui ne correspond pas à ce qui se passe dans le monde ni à la réalité vécue au quotidien.

En outre, ce mode de pensée retarde le développement harmonieux de notre société et fait allusion à des fléaux qui affectent encore aujourd'hui l'humanité comme le sexisme, la violence et la discrimination sexuelle.

Il est temps pour les femmes d'occuper la place qu'elles méritent dans ce monde mouvementé, car elles expriment toujours beaucoup plus de respect pour la vie. La féminité est une valeur dont les femmes sont fortement imprégnées et cette valeur est un antidote contre l'agression et la violence.

 




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