La loi interdisant « la dissimulation du visage dans l'espace public » : une nouvelle manifestation de l’intolérance française


20 oct., 2010
 Aucun    Politique

Deux jours après la publication de cette loi, un procès se déroulait à Paris, concernant des faits remontant au mois de février : une femme de 63 ans, enseignante retraitée, a agressé une jeune femme portant le voile intégral.


16 Actionburqa
Deux jours après la publication de cette loi, un procès se déroulait à Paris, concernant des faits remontant au mois de février : une femme de 63 ans, enseignante retraitée, a agressé une jeune femme portant le voile intégral. Les débats qui ont animé l’espace médiatique ces derniers mois mais aussi la vie parlementaire sont une traduction de plus de l’intolérance des Français. Comme le rappelait Rael, à propos de cette affaire : « Voilà qui révèle la véritable intolérance des Français. Parmi les puissances alliées, ce fut le seul grand pays dont la police arrêta les juifs pour les livrer aux nazis ». Cette tradition de délation, de dénonciation, de stigmatisation, allant jusqu’à entretenir un climat de haine, perdure. « Cette intolérance est largement encouragée par le gouvernement français qui soutient les organisations combattant les minorités religieuses comme les ADFI ou les médias ».

C’est en solidarité avec les musulmanes discriminées qu’à l’appel de leur leader religieux, les Raëliens manifestent leur profond attachement à la liberté individuelle en se revêtant de voiles roses, de passe-montagne et de casque de moto faisant office de burqa. Non pas qu’ils soient pour la burka, puisque leur une religion prône la sensualité et l’éveil de l’esprit par l’éveil des sens, mais leur action vise à défendre la liberté individuelle de porter ce que l’on veut, comme édicté dans la déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

Car c’est de liberté individuelle dont il est question : interdire la burka, n’est-ce pas mettre le doigt dans un engrenage qui consiste à interdire tout ce qui gêne sous le prétexte hypocrite de la dignité humaine ?

Et si le législateur était concerné par la possibilité qu'une femme soit obligée à porter un vêtement - ce qui est inacceptable et doit être bien entendu condamné sévèrement - il possède déjà tous les éléments pour condamner de tels faits que ce soit pour ‘’intimidation’’, ‘’insultes’’, ‘’menaces’’, ‘’coups ou blessures’’, selon leur gravité.

« En votant cette loi hypocrite, le parlement français bafoue le droit inaliénable de la liberté individuelle qui ne souffre d’aucune exception et doit être défendu dès qu’une loi, un gouvernement, veut le restreindre. Il est contraire aux droits fondamentaux de poser comme principe l’interdiction, alors que la liberté est et doit rester la règle. » a rappelé Raël, fondateur et chef spirituel du Mouvement Raëlien International, « Faute de quoi, jusqu’où peuvent aller les interdictions ? Demain, verra-t-on voter l’interdiction de se mettre en bikini en France ? De porter un pantalon pour les femmes ? ».

Déjà en avril dernier, Raël, dénonçait l’iniquité de ce projet de loi, interrogeant sur la possibilité de voir apparaître dans les rues de France des représentants de la police faisant la chasse aux tenues vestimentaires, à l'instar de l'Iran qu'elle condamne.

Dans ce sens, Raël a donc lancé un appel à toutes les personnes solidaires, hommes ou femmes, pour porter un casque intégral de moto, lequel est toujours légal – comme de nombreuses autres exceptions citées dans la loi –, portant l’inscription « Burqa de moto ».

Deux actions ont été menées par les Raëliens français, l’une le samedi 2 octobre à Lyon et l’autre le samedi 9 octobre à Paris, après que le Conseil constitutionnel ait validé cette loi.

Les Raëliens, ne manquent jamais une occasion de rappeler cette règle du respect absolu de la liberté individuelle et dénoncent aussi haut et fort les pays musulmans qui refusent que les femmes portent une minijupe, ou un bikini.